Engagements
La CFTC : une voix nouvelle pour la défense des agents du ministère
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Un constat déjà ancien : la vie syndicale du ministère est figée. Pendant ce temps, l’administration applique les directives gouvernementales sans rencontrer de résistance efficace.
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Pourtant, constat plus récent, les agents sont à la recherche de formes nouvelles de solidarité et de représentation comme le montre l’apparition de plusieurs associations d’agents très dynamiques mais non syndicales au cours de ces dernières années..
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La création aux affaires étrangères de la CFTC, syndicat historique et représentatif, présent au sein des conseils supérieurs des trois fonctions publiques, portée en 2010 par des agents de tous horizons animés du même désir de servir une communauté de travail humaine dans laquelle ils sont sincèrement impliqués, et non de se promouvoir eux-mêmes, se situe précisément dans cette dynamique de renouvellement du dialogue social à un moment-clé de l’histoire du ministère..
L’engagement de la CFTC : protéger l’humain dans le travail
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Se montrer implacable contre tout ce qui menace la santé et l’équilibre personnel et professionnel des agents dans le travail : surtravail, stress au travail, harcèlement, démotivation, absence de perspective, perte de confiance, incapacité de la hiérarchie à cadrer les priorités et à « dire non » lorsque le service ne peut plus produire plus…
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Exiger de vraies garanties pour la préservation de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, pour les conjoints et la famille, de vrais engagements de l’administration sur les parcours professionnels des agents, une mise en œuvre effective et juste de la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie (car sans politique de formation, on ne peut construire des parcours professionnels qui vaillent), des principes totalement équitables et transparents pour les affectations, les promotions, les recrutements et les renouvellements des contrats.
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Travailler dans la transparence et l’ouverture au service de tous les agents du ministère ; refuser le clientélisme, l’idéologie et l’immobilisme.
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Préparer dans la concertation la plus large possible les échéances du dialogue social et rendre compte régulièrement auprès de tous les agents des échanges avec l’administration, des positions prises et des résultats obtenus.
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Faire remonter au conseil supérieur de la fonction publique de l’État les préoccupations spécifiques des agents diplomatiques et consulaires.
La réforme de l’État et du ministère : un danger ou une chance ?
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D’un côté l’administration « rend » frénétiquement sur ordre de Bercy des « ETP » (« équivalents temps plein »), de l’autre les syndicats défendent « l’emploi public » et les augmentations d’effectifs… Pourtant, si l’État n’était pas l’État, il aurait depuis longtemps été déclaré en faillite. Comment peut-on prétendre dans ce contexte rester dans les vieux schémas éculés et sclérosés ?
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Dans le contexte économique et budgétaire de 2010, la réforme de l’État n’est pas une lubie mais une nécessité. Mais encore faut-il que le management de l’État soit capable de conduire une vraie réforme qui s’attaque aux vrais problèmes plutôt que des les contourner et de les aggraver, faisant beaucoup de mal, désorganisant les services publics, bradant les missions dans le désordre le plus complet, sans même pour autant dégager les économies attendues !
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Bilan au ministère : liquidation en dix ans de la politique de développement et d’action culturelle, transferts de personnels à des opérateurs moins bien contrôlés que jamais, alourdissement incohérent de l’administration centrale minée par les doublons et les dysfonctionnements, perte d’influence en interministériel, sacrifice insensé des effectifs des postes à l’étranger surchargés de travail…
Les femmes et les hommes qui composent la communauté de travail : force de changement et non variable d’ajustement des réformes
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Une vraie réforme ne peut se faire contre les agents qui sont le principal moteur du service public. Les propositions utiles pour établir un diagnostic et hiérarchiser les priorités doivent venir des agents eux-mêmes, de leur créativité, de leur mobilisation et leur motivation, non de consultants payés à prix d’or ou de budgétaires à courte vue.
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Au cœur des défis actuels se trouve la question des méthodes et des conditions de travail. Cela suppose de la lucidité, du courage, du respect pour l’engagement, pour le travail, pour la vie de chacun de nos collègues. Des vertus qui doivent être partagées par tous.
Une élection : pour quoi faire ?
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Précisément pour faire entendre vos préoccupations et vos propositions et pour remettre tous les acteurs du dialogue social devant leurs responsabilités. Il ne s’agit pas d’une élection de syndicalistes s’adressant aux syndicalistes mais de l’occasion pour nous tous de peser sur les débats stratégiques pour le ministère pour les trois ans qui viennent.
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Le soutien que nous apporterons collectivement à la CFTC lui permettra de faire entendre de manière constructive votre voix et toutes celles qui actuellement ne sont pas représentées par des syndicats installés dans leurs habitudes et dans un discours qui tourne en rond.

